Naissance et vie de Bouddha

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Les historiens situent la naissance du Buddha au VIIe siècle avant J.-C.

Il était de la famille Arya, des Çakyas, de race royale, son père Suddhodâna étant alors roi d’Ayodhya, lui-même, héritier de la couronne, naquit vers l’an 650 avant J.-C.

Sa mère Mâyâ-Devi mourut sept jours après sa naissance, et, selon la tradition, “après avoir été la demeure d’un Buddha, le sein de Mâyâ était devenu une place trop sacrée pour qu’aucun autre l’occupât jamais”.

Sa mère devait naître dans une famille douée de soixante-quatre qualités, et elle-même devait être ornée des trente-deux signes qui devaient la faire reconnaître élue pour cette haute mission.

Celui qui devait porter les grands noms de Çakya-Muni, de Gautama, de Bhagavat, du Thatagatha et finalement du Buddha, reçut une éducation très soignée et parfaite en tous points.

Il excellait dans les sciences, les arts et les exercices chevaleresques, mais un autre avenir était destiné au prince Siddharta.

Tout enfant il se livrait déjà à la méditation, et il ne supportait qu’avec impatience tout le luxe royal qui l’entourait.

A seize ans, le roi, son père, le marie, après l’avoir entouré de tous les plaisirs et de tout le luxe que sa fortune et sa naissance comportaient.

Plus tard, en apprenant la naissance d’un fils, le Buddha s’écria:
“C’est Rahoula qui m’est né. C’est une chaîne qui m’est forgée.”

La princesse, sa femme, en vain lui parle de son bonheur et de celui d’être père, mais Siddharta n’éprouve que le désir de fuir et songe en lui-même :
“D’où vient la paix qui apporte le bonheur!”

Enfin, une nuit, il se décida à quitter le palais, mais, auparavant, il se rend auprès de sa femme endormie, lui adresse un tendre adieu, ainsi qu’à son enfant et, suivi d’un fidèle serviteur, il s’enfuit vers une forêt à la recherche de la Paix.

Arrivé au bord du fleuve Anoma, le Buddha coupa sa chevelure avec son épée, remit à son serviteur ses armes et son cheval et lui ordonna de se rendre à Kapilavastou.

Il venait ainsi de rompre avec le monde.

Pendant sept années, sous la direction de savants brahmes, il embrassa la vie ascétique, et malgré les austérités les plus rigoureuses et les travaux les plus sévères et les plus abstraits, il n’avait pas encore trouvé la paix qui devait plus tard le rendre immortel.

Il se décida alors à quitter tous ses maîtres spirituels et à mener une vie errante dans la forêt d’Ourouvela au milieu des plus pénibles sévérités afin d’atteindre l’illumination surnaturelle qu’il souhaitait avec ferveur.

Mais plus il torturait sa chair, plus il sentait le but s’éloigner.

Dès lors, reconnaissant l’erreur des mortifications ascétiques qui épuisent le corps et l’esprit, il rompt ce genre de vie, reprend ses forces perdues par une nourriture abondante, s’abstient de tous plaisirs des sens, s’asseoit sous l’arbre Bô, qui devient l’arbre de la Science, et se livre à la méditation.

C’est là sa dernière souffrance, toutes les joies, les honneurs, les richesses et l’amour défilent devant ses yeux.

Résolu, le Buddha éprouve subitement, une nuit, les splendeurs de l’illumination.

La vérité se déroule devant lui en un panorama magique, et lorsqu’il se relève, sa vie est marquée, il est le Buddha et dès cette époque commence ses fameuses prédications.

Il avait trente-six ans alors, il quitte ses noms de famille et devient le Sage, le Parfait, le Bouddha, l’Eclairé.

Une ère nouvelle commença pour lui, lorsqu’il décida de donner quarante-cinq ans de sa vie à ses merveilleuses prédications.

Quatre fois sept jours le Sublime jeûne, assis en une profonde méditation auprès de l’arbre de la Science, fermement convaincu qu’il connaissait la vérité, ce fut le célèbre sermon de Bénarès (Vanarasi) qui inaugura le chemin de la Délivrance.

C’était l’explication de la sainte vérité sur la Douleur :
“La naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, l’union avec ce qu’on n’aime pas est douleur, la séparation avec ce que l’on aime est douleur, ne pas obtenir son désir est douleur et les cinq éléments qui constituent l’être physique et moral de l’homme : le corps, les sensations, les représentations, les formations et la connaissance ne sont que douleurs !”

Et le Buddha se demande comment, en ce monde de douleurs, on doit se délivrer de la douleur?

Les premiers convertis furent pour la plupart des Anachorètes et des Brahmanes, puis suivant toujours le but de son pèlerinage il arrive dans le royaume de Magadha où la noblesse, à l’exemple du roi, le suit et se convertit.

Ainsi se répandait davantage chaque jour la plus belle doctrine que le monde ait jamais possédée.

Apres huit années écoulées par ses prédications, il se décida à revoir son pays, sa famille et se rendit dans sa patrie.

L’entrevue entre le roi son père et le Buddha eut lieu dans un bois voisin des palais, car, suivant le rite Buddhique, le luxe royal ne pouvait être accepté de Gautama, il était semblable aux ancêtres des siècles éteints : tous les Buddhas avaient fait comme lui.

Lorsque ses parents et sa famille l’aperçurent revêtu de sa longue robe jaune, mendiant son pain, ayant un vase d’aumônes à la main, ils demeurèrent saisis d’une profonde admiration.

Depuis le départ du prince Siddharta, la princesse son épouse vivait triste et isolée.

Lorsqu’elle aperçut le Buddha devenu mendiant, enveloppé d’une majestueuse dignité, elle se jeta à ses pieds en pleurant.

Alors le Buddha la releva et l’assura que la charité de son cœur et les bonnes œuvres faîtes avec tout le dévouement et la tendresse d’une femme lui donnaient la Délivrance.

Son fils Rahoula ne quitta plus, dès ce jour, le Buddha qui l’instruisit dans la doctrine. Cet exemple amena nombre de conversions de nobles qui abandonnèrent leur haute situation pour la robe jaune des mendiants, allant de pays en pays et prêchant aux populations.

Accablé par son grand âge, le Buddha prédit sa fin et pasaa les derniers moments de sa vie à exhorter ses nombreux disciples.

Sentant sa fin de plus en plus proche, le Sublime se rendit péniblement vers le bosquet de Salas, puis s’étendit entre deux arbres jumeaux qui se couvrirent aussitôt de fleurs qui tombèrent en pluie parfumée sur lui, tandis que ,des mélodies célestes se faisaient entendre.

Les forces de Çakya-Muni s’évanouissaient peu à peu au milieu du silence de la nuit radieusement belle, interrompu par les seuls pleurs de son peuple converti.

Par trois fois le Buddha répéta ces paroles :
“Si vous avez quelques doutes sur le Buddha, la Loi et l’Assemblée des fidèles, frères, faites-les connaître, je les éclairerai.”

Personne ne répondit.

Le Parfait, alors par un suprême effort, se dressa sur sa couche miraculeusement couverte de fleurs et, d’une voix mourante, prononça ces dernières paroles, admirables et sublimes.

“Je puis donc mourir en paix, mes disciples bien-aimés. Souvenez-vous toujours de ce que je vous ai dit, tout ce qui naît est périssable ! Efforcez-vous d’acquérir des mérites et d’arriver ainsi à la Délivrance.”

Puis, absorbé dans l’extase contemplative, le Buddha Cakya-Muni reposa et se rendit, dans cet état, au Paranirvâna dont on ne revient plus.

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